LES PRODUITS FINANCIERS

 a. Les actions

Les actions sont une fraction de la propriété d’une entreprise. Dans toute la panoplie des placements, ce sont elles qui affichent le potentiel de gains le plus élevé à long terme. Mais ces plus-values ont une contrepartie : le risque.

 b. PEA : les gains en bourse à l’abri du fisc

Ce produit de placement, comme un vin de garde, se bonifie en vieillissant. De quoi s’agit-il ? Non pas d’un placement, mais d’une enveloppe. La loi permet d’y faire entrer des versements jusqu’à un montant de 91 469 €. Ensuite, la performance varie selon la façon dont cette somme est investie. Tant que l’enveloppe n’est pas déchirée, il est possible d’y effectuer toutes sortes d’opérations d’arbitrage. Les plus-values de cession sont défiscalisées. Elles supportent simplement les prélèvements sociaux. De même, les dividendes sont exonérés. Mieux, l’avoir fiscal, correspondant à la moitié des dividendes, est restitué, sous forme d’un chèque du Trésor.

Au bout de huit ans, quelle attitude conseiller ?
Tout dépend du montant de versements atteint. S’ils sont parvenus au plafond des 91 469 €, les investisseurs peuvent commencer à procéder à des retraits. Mais si cette somme n’est pas atteinte, et s’il n’y a pas d’urgence, mieux vaut continuer à alimenter son plan. Car après le premier retrait, il ne sera plus permis de le faire.

Un système de cotisation
Si vous n’êtes pas prêt pour vous lancer seul dans la gestion d’un PEA, la formule mise au point par les banques, depuis l’automne 2000, doit vous intéresser. Ce sont les plans d’investissement programmé (PIP). Ils fonctionnent selon le principe de la cotisation régulière. Chaque mois, une même somme est prélevée du compte courant pour aller sur le plan. Avec ces espèces, des sicav ou des FCP sont achetés. Cette formule produit ses meilleurs effets sur la durée. Une chance, les PEA imposent justement un minimum de détention de cinq ans, voire huit ans et plus. Durant ce temps, il ne faut pas dépasser le plafond de versements de 91 469 €. Mais cela ne signifie nullement que l’on est obligé d’atteindre 91 469 € en huit ans. En fait, il n’y a pas de limitation de durée aux plans. Chacun peut y aller à son rythme. C’est en ce sens que le système de la cotisation apparaît le plus pertinent.

Le choix du gestionnaire
Vous l'aurez compris, deux PEA souscrits chez deux gestionnaires différents ne donneront pas du tout les mêmes résultats, puisqu'ils ne seront pas gérés de la même façon. Il est donc indispensable de ne pas confier la gestion de son enveloppe au premier venu et de choisir un bon gestionnaire. Sachez que si vous n'êtes pas satisfaits de l'organisme qui gère votre PEA, celui-ci est transférable.

Ce qui a changé en 2003
La loi de finances pour 2003 a relevé, depuis le 1er janvier 2003, le plafond maximal de versements pouvant être effectués sur un PEA. Celui-ci est désormais fixé à 132 000 euros contre 120 000 euros antérieurement.

 c. Les obligations

Les obligations, qui sont une avance remboursable avec intérêts, sont moins risquées que les actions. Toutefois, la tendance générale à la baisse des taux d’intérêt rend ce type de placements de moins en moins rémunérateur.

 d. Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI)

Grâce à cette forme de "pierre papier", la gestion est confiée à une société. À elle les problèmes de collecte des loyers, l’investissement des fonds placés dans différents types d’immeubles. Ce placement a montré par le passé qu’il n’était pas totalement à l’abri des crises conjoncturelles. Aujourd'hui, certains organismes comme La Fleming ou d'autres encore sont fiables sur le sujet et proposent des investissements qui s'avèrent très rentables.

 e. PEP : une enveloppe fiscale sans risque

S’il y a un produit à vocation d’épargne retraite, c’est bien le plan d’épargne populaire ou PEP. Il a été créé en 1990, dans le but annoncé d’inciter les Français à épargner à long terme (huit ans), notamment pour financer eux-mêmes leurs vieux jours. L'investissement maximal est de 91 469 € pour une personne seule et de 182 939 € par ménage. Maintenant, les titulaires de plans de la première heure peuvent conserver leur enveloppe s’ils le désirent ou effectuer des retraits sans rien devoir à l’impôt sur les plus-values. Mais les dépôts ne seront plus aussi bien rétribués. Le taux de rémunération s’élève au mieux à 4,5 %, contre 8 % il y a dix ans. Mais comme il fallait bien trouver une solution pour cette épargne - près de cinq millions de foyers ont ouvert un PEP à la création du produit -, bon nombre de plans ont été convertis en PEP assurance-vie. De cette façon, les avantages du PEP (rendement garanti) et de l’assurance-vie (exonération de droits de succession) ont été cumulés.

 f. PEE : merci patron

S’il existe un plan d’épargne d’entreprise dans la société qui vous emploie, utilisez-le ! C’est souvent une des meilleures formule d’épargne qui puisse exister. Vous pouvez y déposer vos économies personnelles, votre intéressement (prime facultative distribuée par l’employeur en fonction d’objectifs atteints) ou les sommes issues de la participation (redistribution d’une partie des bénéfices, obligatoire à partir de 50 salariés). Dans certaines entreprises, l’employeur abonde le plan, c’est-à-dire qu’il complète les efforts d’épargne par un apport financier de 2 287 € par an maximum, exonéré d’impôt. Toutes ces sommes seront réinvesties dans des sicav et des FCP et fructifieront. Au bout de cinq ans, il sera possible de récupérer ses fonds, enrichis des intérêts accumulés. Seule limite, ce régime ne s’adresse, pour le moment, qu’aux salariés ; et encore, ceux des grosses entreprises ! La loi sur l’épargne salariale, récemment adoptée, va permettre d’étendre aux petites entreprises le bénéfice de ces dispositions très intéressantes. Grâce à la mise en place d’un plan d’épargne interentreprises.

 g. Préfon : pour les fonctionnaires

La rémunération des fonctionnaires est composée d’un traitement auquel s’ajoutent différentes primes. Celles-ci représentent en moyenne 15 % de leur rémunération, voire parfois 50 %. Or la retraite n’est calculée que sur le traitement hors primes. La chute de revenu par rapport à la dernière rémunération d’activité est toujours sensible. Il est donc important pour le fonctionnaire de compléter sa retraite. Mais comment le faire ? Soit en se constituant une retraite supplémentaire· Soit en se constituant une épargne sous la forme d’un placement financier. C’est dans ce but qu’a été créé Préfon-retraite.

Ce placement permet de préparer ce complément au rythme de chacun, en faisant bénéficier l’épargnant d’un avantage immédiat : la déduction fiscale intégrale de toutes ses cotisations. La souscription est facultative. Elle est ouverte à tous les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics, ainsi qu’aux anciens fonctionnaires et aux conjoints d’affiliés. L’affiliation est possible à tout moment, de 18 à 60 ans. Attention toutefois à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier : il peut s'avérer intéressant de diversifier ses placements retraite.

 h. Bon de capi

Nominatif ou anonyme ?
Dans le cadre d'un bon de capitalisation, la notion de durée de vie humaine n'intervient pas, c'est une opération de capitalisation qui stétend sur 30 ans au maximum. Le titulaire d'un bon de capitalisation se trouve face à une contrainte de versement selon qu'il choisit une souscription anonyme ou nominative. Depuis le 1er janvier 1998, ce choix s'effectue à la souscription et il est définitif. Dans le cadre d'une souscription anonyme, les versements demeurent sans limitation de plafond. L'organisme d'assurance ne connaît ni l'identité ni le domicile fiscal du souscripteur. Cependant, l'investisseur se doit de fournir la photocopie d'une pièce d'identité qui sera alors jointe au document tracfin, qui s'assure ainsi de l'identité du souscripteur. L'anonymat est dans tous les cas respecté, le document n'étant pas communiqué à l'administration fiscale. Il ne peut être transmis qu'à la seule demande des autorités judiciaires. Quant à la souscription en nominatif, les versements annuels sont limités à 3 049 € par contrat et chaque souscription ici est communiquée au Fisc. En revanche, en cas de rachat, sa fiscalité est bien différente.

Fiscalité lors du rachat
En effet, souscrit en anonyme, le contrat de capitalisation est frappé d'une fiscalité plutôt pénalisante : le prélèvement libératoire est de 60 % sur les intérêts engrangés, majorés de 10 % des prélèvements sociaux. Une note salée à laquelle s'ajoute un prélèvement de 2 % sur la valeur nominale du bon, chaque 1er janvier passé entre la souscription et la date de remboursement ! Quant à la souscription en nominatif, sa fiscalité est celle du contrat d'assurance vie : les produits financiers sont soumis à l'impôt sur le revenu ou à un prélèvement libératoire de 35 % (+10 % de prélèvement sociaux) si le rachat intervient avant la 4ième année de souscription et 15 % (+10 % de prélèvement sociaux)s'il a lieu entre la 4ème et la 8ème année. Au delà, après abattement fiscal de 9 147 € pour un couple marié et 4 573 € pour un célibataire, seuls 7,5 % sont à devoir (hors contrat DSK).

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